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Alors que Microsoft doit lancer l’été prochain sa nouvelle version de Windows, retour sur quelques particularités de ce nouveau système d’exploitation : du bêta test aux millions d’utilisateurs lancé en amont sur PC et smartphones à l’optimisation pour le BYOD et l’utilisation en entreprise. Des changements qui devraient modifier en profondeur le modèle économique de la firme de Redmond.
Windows 10 is coming, pouvait-on lire sur les tee-shirts de certains représentants de Microsoft aux Techdays 2015 qui se tenaient du 10 au 12 février dernier. Une référence geek à la série du moment, Game of Thrones, censée traduire la nouvelle image plus jeune et plus moderne de la firme de Redmond depuis que Satya Nadella a pris les commandes.

Après un Windows 8 particulièrement critiqué, Microsoft est attendu au tournant avec la sortie toujours prévue pour la mi-2015 du nouveau vaisseau amiral du groupe. Si les principales annonces avaient été faites lors de la conférence du 21 janvier 2015, les journées des Techdays organisées par Microsoft France à Paris étaient donc l’occasion de revenir sur plusieurs particularités du système d’exploitation.
LA PLUS IMPORTANTE TECHNICAL PREVIEW DE L’HISTOIRE DE MICROSOFT
Premier point : la traditionnelle technical preview proposée par Microsoft avant la sortie d’une nouvelle version de son système d’exploitation prend une ampleur inédite. Début février, elle avait déjà été télechargée par 1,5 million de personnes et tourne sur plus de 2,5 millions de terminaux, indique Marc Jalabert, directeur de la division grand public de Microsoft France, c’est d’ores et déjà la plus importante base d’utilisateurs avant un lancement définitif. Un succès qui s’explique en partie par la généralisation des bêta tests avec un public de plus en plus enclin à se transformer en cobaye volontaire pour les nouvelles applications des start-up et des géants du numérique comme Microsoft. La mise en ligne de la technical preview de Windows 10 pour les smartphones, début février, devrait encore permettre à la firme de Redmond de peaufiner son OS.

Pour fonctionner sur une grande variété de supports, Windows a subi une cure d’amaigrissement conséquente. On concrétise une lente marche entamée avec Vista : rendre Windows suffisamment modulaire pour fonctionner sur n’importe quel support, explique Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité chez Microsoft France. Pour faire simple, il fallait détricoter le noyau de Windows, très monolithique. Nous l’avons découpé en rondelles afin de n’utiliser que celles dont on a vraiment besoin. Résultat : Windows 10 peut tourner sur des Raspberry Pi avec seulement 256 Mo de mémoire alors qu’il fallait au minimum 2 Go de RAM sur Vista et 1 Go sur Windows 7 et 8.

Cet environnement modulaire permet notamment d’aboutir à un univers de développement unique pour smartphones, tablettes et ordinateurs ce qui devrait stimuler la création de nouvelles applications et leur utilisation sur l’ensemble des supports disponibles. Grâce au partenariat avec Rasberry et à son initiative dans l’Internet des Objets, Microsoft mise également sur la compatibilité avec les objets connectés pour faire de Windows un OS tout-terrain.
UNE SÉPARATION MOINS MARQUÉE ENTRE ESPACES PERSO ET PRO
Côté pros, Microsoft semble avoir retenu les leçons des échecs rencontrés sur sa précédente version. Windows 8 représentait un pari ambitieux mais hasardeux de séparation entre espace pro, le bureau traditionnel, et perso, l’interface modernisée avec le système de tuiles, reconnaît Bernard Ourghanlian. Windows 10 aura davantage une séparation contextuelle, il n’y aura pas de barrière étanche entre espaces personnel et de travail mais, par exemple, un chiffrement obligatoire des applications professionnelles pour plus de sécurité.

La possibilité de créer un store privé pour les applications professionnelles devrait également séduire les entreprises : cela permettra d’en finir avec les campagnes de pré-installation des logiciels sur une flotte d’appareils, ce qui pouvait prendre des jours, souligne le directeur technique de Microsoft France. Une configuration qui vise également à coller davantage à la tendance du BYOD (pour Bring your own device, l’utilisation d’un appareil personnel dans le cadre professionnel) en permettant au salarié équipé d’un Windows Phone de pouvoir retrouver ses outils de travail sur son smartphone et à l’entreprise de gérer les autorisations d’accès plus facilement.
CHANGEMENT DE MODÈLE ÉCONOMIQUE
Windows 10 se traduira également par un changement de modèle économique pour Microsoft. Le système d’exploitation sera gratuit pour les écrans de moins de 9 pouces ce qui en fera un concurrent de poids face au leader du marché des smartphones, Android. Sur ordinateur, la mise à jour vers la nouvelle version sera par ailleurs gratuite pour les possesseurs de Windows 7, 8 et 8.1, ce qui devrait garantir une adoption massive dans les premiers mois suivant sa sortie. Un choix stratégique, pour générer des revenus, Microsoft compte en effet pousser à la consommation de services cloud, qui sont eux payants.

La firme de Redmond pourrait également en finir avec les sorties de nouvelles versions de son système d’exploitation. Windows 10 sera plus ou moins l’ultime version de Windows, note Bernard Ourghanlian. A l’image de ce que font Apple et Google sur les téléphones, Microsoft procéderait avec d’importantes mises à jour, entrecoupées par de plus petites, pour continuer à prémunir les ordinateurs contre les nouvelles menaces. L’offre commerciale de Microsoft pourrait alors se composer de différentes options concernant l’accès à certaines ou à l’intégralité de ces mises à jour. Des réponses à ces éléments encore flous pourraient être données lors de la conférence Build, qui se tiendra du 29 avril au 1er mai prochain.
VU AILLEURS En 25 ans, le Japon est passé de la position d’un géant à celle d’un nain dans les semiconducteurs. Un article d’EETimes tente d’analyser les raisons de cette débâcle et de lancer des alertes pour ce qui reste des puces électroniques nipponnes. Cinq leçons à méditer par la microélectronique européenne.
En 1990, le Japon truste six places du Top 10 mondial des fournisseurs de semiconducteurs. En 2015, il n’en détient plus qu’une seule. Entre temps, sa part du marché est tombée de 51% à 10%, selon le cabinet IHS. Rien qu’en 2015, il a perdu près de 4 milliards de dollars du chiffre d’affaires dans le secteur. Il est désormais devancé non seulement par les Etats-Unis mais aussi par la Corée du Sud. La débâcle est particulièrement sévère. Comment l’expliquer ? Dans son article sur EETimes sous le titre évocateur Sayonara, Japan Semiconductor Inc, qui veut dire Adieu les semiconducteurs du Japon, Junko Yoshida tente de trouver des réponses.

1. STRATÉGIE TROP AXÉE SUR LA TECHNOLOGIE
La première raison de défaite japonaise réside dans la confiance aveugle accordée à la technologie. Les dirigeants des entreprises nipponnes se tenaient à l’idée qu’ils ne pouvaient pas perdre tant qu’ils gardaient une supériorité technologique sur leurs concurrents, rappelle Akira Minamikawa, analyste chez IHS. Une erreur, car le succès ne se résume pas à la technologie. Il dépend aussi d’autres facteurs, qu’ils ont complètement oubliés.
Les Japonais se sont épuisés à dépenser des fortunes en R&D pour conserver leur avance technologique. Un effort qui les obligeait à privilégier la qualité et la fiabilité des composants au détriment d’applications se contentant de performances moindres mais de prix moins élevés. Dans les mémoires Dram, ils s’enorgueillissaient d’offrir une durabilité de 25 ans. Parfaits pour les gros ordinateurs Mainframes, mais trop chers pour les PC.

Les coréens Samsung et SK Hynix et l’américain Micron Technology ont profité de ce positionnement étroit en proposant des produits plus adaptés en performances et prix aux PC. L’effet volume de ce marché leur a donné un avantage décisif.
La deuxième raison des déboires du Japon réside dans l’inefficacité de sa R&D. Face à la montée de la concurrence, il a cru pouvoir se défendre en mutualisant ses efforts de recherche et développement. Plusieurs consortium ont été montés sous l’égide du gouvernement japonais. Le Japon adore la R&D, explique Takashi Yunokami, consultant et auteur d’un livre sur l’industrie japonaise des semiconducteurs. Il n’a jamais arrêté d’y investir. Mais très peu de choses en sont sorties. Le consultant pointe un problème de déconnexion de la R&D avec la réalité du marché mondial.

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